Depuis l'extension de la loi Labbé, l'entretien des espaces verts a radicalement changé. Si certains clients perçoivent encore l'absence de désherbage chimique comme un "manque d'entretien", les entreprises de paysage leaders en 2026 ont réussi à transformer cette contrainte en une offre premium : la gestion différenciée.
Le défi n'est plus technique, il est commercial. Voici comment valoriser votre expertise et maintenir vos marges sans herbicides.
Le principal frein à la rentabilité en gestion écologique est le temps passé au désherbage manuel ou thermique, souvent sous-estimé lors du chiffrage.
Le constat factuel : Selon une étude de l'ASTREDHOR (Institut technique de l'horticulture), le passage du désherbage chimique au désherbage mécanique ou thermique augmente le temps de travail de 30 % à 100 % selon les surfaces.
L'argument commercial : Ne vendez pas "moins de chimie", vendez "plus de biodiversité". Expliquez à vos clients (particuliers ou syndics) que le retour de la faune auxiliaire réduit naturellement les attaques de pucerons et de cochenilles sur leurs massifs.
Source : Les données de l'association Plante & Cité montrent que 75 % des Français sont désormais favorables à une végétation plus spontanée en ville, à condition qu'elle soit expliquée.
En 2026, vous ne vendez plus des "passages de tonte", mais un plan de gestion différencié. Cela consiste à appliquer un entretien spécifique à chaque zone du jardin (code couleur).
| Zone | Type d'entretien | Fréquence / Coût |
| Zone Prestige (Abords de terrasse) | Tonte rase, désherbage manuel soigné | Coût élevé / m² |
| Zone Intermédiaire (Allées, sous-bois) | Tonte haute, paillage organique | Coût modéré |
| Zone Naturelle (Fond de jardin) | Fauche tardive (2 fois/an), prairie fleurie | Coût faible / m² |
L'astuce rentabilité : En diminuant la fréquence d'intervention sur les zones naturelles, vous dégagez du temps pour les zones de prestige où votre valeur ajoutée est plus visible. Globalement, le contrat reste identique en montant, mais votre marge opérationnelle augmente.
Le matériel mécanique (désherbeurs à brosses, réciprocateurs, outils thermiques) coûte cher à l'achat et en entretien.
Donnée chiffrée : L'investissement dans un désherbeur mécanique performant se situe entre 3 000 € et 7 000 €. Pour être rentable, cet outil doit être utilisé au moins 150 heures par an (Source : Analyse de gestion matérielle FFB).
La traçabilité : Utilisez les rapports d'intervention numériques sur Altagem pour noter le type d'outil utilisé sur chaque chantier. Cela vous permet de calculer le coût de revient réel du "Zéro Phyto" par client et d'ajuster vos tarifs l'année suivante.
Le paillage n'est plus seulement esthétique, c'est une barrière technique.
Fait scientifique : Un paillage organique de 10 cm d'épaisseur réduit la levée des adventices de 90 % et diminue les besoins en arrosage de 30 % (Source : INRAE).
Levier de vente : Proposez systématiquement le broyage sur place des résidus de taille pour recréer du paillage. Vous économisez les frais de déchetterie (entre 80 € et 150 € la tonne en 2026) tout en enrichissant le sol du client.
Gérez vos plans de gestion par client directement dans Altagem. Programmez vos fauches tardives et vos entretiens de massifs pour ne jamais rater la bonne fenêtre biologique.